Le coupé Cabriolet le plus polyvalent ?

Alors que ses soeurs sont "textiles", la nouvelle Série 4 reste cramponnée au principe du toit rigide, complexe à souhait, afin de préserver des lignes fluides.

Pas de quoi inquiéter BMW qui voulait avant tout une très jolie voiture afin de mériter son nom de Série 4. Nous l'avons dit pour le coupé, cela vaut aussi pour le cabriolet, il s'agit toujours d'une base Série 3, mais il faut admettre que BMW a laissé beaucoup de libertés à ses stylistes pour réaliser une voiture élégante et surtout très bien proportionnée. C'est encore plus vrai ici avec ce toit qui tient du défi.

Le châssis et la mécanique étant connus sur le coupé, c'est plutôt à l'agrément de cette Série 4 découvrable que nous allons nous consacrer, ici dans une version 435i dont le six en ligne de 3.0 l et 2 turbos parallèles ne sera pas de trop pour souffler 306 ch. En effet, la Série 4 a pris de l'embonpoint vis-à-vis du coupé avec pas moins de 230 kg. Si vous retenez également la boîte automatique à 8 rapports, hautement recommandables, ce sera 15 kg de plus et encore 70 kg si vous optez pour les quatre roues motrices, vous retrouverez ici une PROPULSION XDRIVE serait tricher.

Des lignes élégantes Bref, avec cette Série 4 Cabriolet, BMW continue de jouer une partition en décalage face aux Audi A5 Cabriolet et Mercedes Classe E Cabriolet (la Classe C n'a pas – encore ? – été déclinée en découvrable). Force est de reconnaître en tous cas que l'adoption d'un toit rigide escamotable ne s'est pas faite au détriment de l'élégance des lignes. De l'aveu de BMW, l'ensemble de la carrosserie a été taillée « au plus près » des éléments techniques afin d'offrir un maximum de finesse. C'est si vrai que le couvercle de malle dispose d'une fonction de fermeture assistée « soft close » afin de ne pas avoir à le claquer, au risque d'endommager le toit plié façon origami en trois parties.

La cérémonie de capotage/décapotage est toujours aussi impressionnante par son ballet de verre et d'acier, et réclame 20 secondes. Une fois le toit replié, il ne reste plus qu'une petite meurtrière pour accéder au coffre, à la capacité réduite de 370 à 220 dm3. Heureusement, un bouton permet de relever le toit en quelques secondes, afin de pouvoir charger une valise.

Enfin, dans l'habitacle, contrairement à certains coupés-cabriolets, la Bmw Série 4 cabriolet offre à ses passagers avant une vraie vue du ciel, sans pare-brise à rallonge venant nuire à la magie du plein air.

Un habitacle accueillant Extérieurement, la Bmw Série 4 Cabriolet reprend le style du coupé éponyme, avec des optiques étirées venant embrasser des naseaux chromés, des prises d'air « Air Breather » au niveau des ailes avant, destinées à réduire les turbulences au niveau des passages de roues, et des feux arrière étirés.

Par rapport à la Bmw Série 3 Cabriolet E93, elle s'allonge de 26 millimètres et s'élargit de 43. Quant à l'empattement, il gagne 50 millimètres, ce qui permet d'offrir des places arrière plutôt accueillantes, même pour des adultes. Les sièges avant sont pour leur part spécifiques à la Série 4 Cabriolet : ils incluent la boucle de ceinture ainsi qu'un chauffe-nuque pour l'hiver.

Le filet anti-remous, fournit en série, dispose pour sa part d'un astucieux rangement situé entre le dossier des sièges arrière et le compartiment à bagages, ce qui permet de le mettre à l'abri sans encombrer le coffre. Pour le reste, la Bmw Série 4 Cabriolet reprend la planche de bord des Série 3 et Série 4 : on est en terrain connu, avec une instrumentation très lisible, une bonne ergonomie et une finition de qualité.

Un cabriolet pour la balade Pour notre essai, nous avons opté pour la version 435i, chapeautant provisoirement la gamme en attendant l'arrivée prochaine de la BMW M4 Cabriolet. Comme cette dernière, la Bmw Série 4 version 435i reçoit un six cylindres en ligne suralimenté, mais à la vocation plus calme, ce trois litres turbo à injection directe développant 306 chevaux, contre 431 pour la M4. Associé à la toujours très agréable boîte automatique ZF à 8 rapports, il procure des performances agréables mais sportive dès qu'on appuie sur le bouton SPORT+ !

La BMW 435i Cabriolet n'est pas précisément une ballerine. Et si les chronos annoncés sont flatteurs (5,5 secondes sur le 0 à 100 km/h et 24,9 secondes au kilomètre départ arrêté), les sensations sont délivrées en douceur, sur fond de mélodie de 6 en ligne savamment orchestrée.

Autant le dire tout de suite : ce Bmw Série 4 n'a que peu de prétentions sportives. S'il acceptera un temps de se faire malmener, ses suspensions souples et à grands débattements vous inciteront rapidement à lever le pied sur les ondulations les plus marquées.

Quant à la direction, si elle permet de placer le train avant avec précision.

À retenir Élégante, luxueuse et bien pensée, la nouvelle BMW Série 4 Cabriolet met clairement l'accent sur le confort, mais on apprécie sa douceur et le caractère ouaté de son 6 cylindres